On parle de nous dans la presse

2016

2015

 

2014

Article en une du N°3 Soft Secrets de mars 2014 :

A lire en ligne : [LIEN]

A télécharger au format PDF : [LIEN]

unesoftsecrets365

 

 

2013

Article publié dans RBH23 – la Gazette du chanvre dans le n° de décembre 2013 :

[RBH]²³ La Gazette du Chanvre salue la naissance de cette fédération et félicite comme il se doit les heureux parents.

RBH-12-chanvre-liberties-LOGOLe 13 décembre 2014 verra la naissance à Bordeaux de la fédération Chanvre et Libertés, une association issue du regroupement de plusieurs collectifs cannactivistes et anti-prohibitionnistes :

le Nord-Pas de Calais

(Chanvre & Houblon)

la Lorraine

(Chanvre & Mirabelles)

Midi toulousain

(Chanvre & Violettes)

l’Aquitaine

(Chanvre & Raisins)

A cette occasion, les collectifs fondateurs de Chanvre & Libertés invitent les militants du milieu anti-prohibitionniste à une réunion de coordination nationale afin de rechercher ensemble et d’entrevoir des solutions permettant, à terme, de sortir le cannabis et ses usagers de la clandestinité le Samedi 14 décembre, de 10h À 18h, 13 rue du Chai des Farines, 33000 BORDEAUX

Les thèmes :

Présentation des actions citoyennes qui seront développées et coordonnées sur le territoire par la fédération Chanvre & Libertés pour l’année 2014 (évènements, pétition nationale adressée au Parlement Européen, soutien aux listes pour les élections européennes…).

Discussion sur la mise en place d’une coordination nationale de pour porter les différents projets.

Nous souhaitons également faire de cette réunion un temps de rencontres et de travail entre militants, dans la convivialité.

Cannabis Sans Frontières, Les Amis du CSCF, NORML France, le journal [RBH]²³ et la fédération des CIRC ont annoncé leur présence à cette réunion.Toutes les bonnes volontés sont bienvenues. Si vous souhaitez participer, contactez-nous à l’adresse suivante : contact@chanvre-libertes.org

Le C.A. de la fédération Chanvre & Libertés

A visionner en ligne : https://www.tlt-vod.com/Mstr.php?lk=03659228864120&Em=15&Vd=2774

Reportage au JT du soir de TLT (TéLéToulouse) le 6 mai 2013 :

A visionner en ligne : https://www.tlt-vod.com/Mstr.php?lk=03659228864120&Em=15&Vd=2774

Article publié par La Dépêche du Midi le 5 mai 2013, par C.Dm. :

Le relais toulousain de la Marche mondiale pour le cannabis a rassemblé une soixantaine de personnes, hier à la prairie des Filtres. Les associations continuent leur combat pour la légalisation.

Franck Thomassin est informaticien à Toulouse. Ce quadragénaire est l’un des trois administrateurs de l’association Chanvre et Violettes, qui relayait hier sur la prairie des Filtres la Marche mondiale pour le cannabis. «Nous sommes trois administrateurs, pour ne pas qu’un président puisse être inquiété». La culture, la consommation du cannabis, et même sa promotion, sont interdits par la loi depuis 1970. Chanvre et Violettes, affiliée aux mouvements nationaux Cannabis sans frontières et Collectif d’information et de recherche cannabique (CIRC), milite pour la légalisation. Elle revendique 50 adhérents.

«La culture du chanvre gênerait trop de lobbies»

«Nous ne faisons pas la promotion du cannabis. Nous informons. Le cannabis n’est pas un produit anodin. Il faut savoir le consommer de manière adaptée, et notamment ne pas le mélanger avec d’autres produits. Le cannabis augmente l’effet de l’alcool, par exemple. Mais il a de nombreuses vertus thérapeutiques : stimulation d’appétit pour les malades du sida en trithérapie, atténuation des effets secondaires de la chimiothérapie, traitement de anxiété, de l’insomnie, etc. Nous demandons donc sa légalisation : il serait vendu dans des commerces légaux, serait taxé, ce qui rapporterait de l’argent à l’État, et cela casserait les réseaux de trafic.»

Le problème, pour Franck, c’est que certains lobbies industriels ne veulent pas qu’on autorise la culture du chanvre, dont est issu le cannabis. «Le chanvre peut servir à fabriquer beaucoup de choses : papier, biofioul, cosmétiques ou briques pour l’habitat. Cela embêterait beaucoup d’industries que sa culture libre soit autorisée.»

Chanvre et Violettes continue donc son action d’information. Bruno, étudiant analyste financier de 21 ans, venu hier à leur rencontre, fume depuis 5 ans, et «cela ne m’empêche pas de faire des études, de travailler», dit-il. «Il n’y a pas de dépendance. Je ne gagne que 450 € par mois, et quand je n’ai pas assez d’argent, je ne fume pas.» Jean-Luc, 52 ans, a été condamné pour culture de cannabis. «Je fume depuis 35 ans, je n’ai aucun problème de santé. J’ai deux adolescentes qui n’y ont jamais touché. Le cannabis n’est pas mortel, comme l’alcool, mais il faut absolument le légaliser pour l’encadrer, car aujourd’hui, trop de jeunes en abusent.»

https://www.ladepeche.fr/article/2013/05/05/1619776-cannabis-pourquoi-ils-veulent-sa-legalisation.html

Article publié par Carré d’Infos le 6 mai 2013, par Pauline Croquet :

Marche mondiale du cannabis : une révolte plutôt tranquille à Toulouse

Un jeune participant à la Marche mondiale pour le cannabis à Toulouse - Photo Carré d'Info, Kevin Figuier

3e Marche mondiale pour le cannabis à Toulouse - Photo Carré d'Info, Kevin Figuier

Entre 50 et 100 personnes [500 selon nous, NDC&V] se sont réunies à Toulouse pour la marche mondiale du cannabis à Toulouse, samedi 4 mai. Ils réclament notamment l’ouverture d’un débat public sur le sujet ainsi que la légalisation de cette plante reconnue comme une drogue.

Existence en préfecture

A l’instar de 500 villes dans le monde, les défenseurs de l’usage libre du cannabis se sont retrouvés à la prairie de Filtres à Toulouse. Un symbole. C’est la troisième édition de la marche mondiale du cannabis à Toulouse. Pour autant, l’événement existe depuis 2001 en France et trouve ses origines aux Etats-Unis autour de l’activiste Dana Beal, actuellement en prison.

Sur la pelouse toulousaine, ce samedi, des consommateurs et des cultivateurs de cannabis. Parmi eux, des militants l’association locale, reconnue en préfecture, Chanvre et Violettes, organisateurs du rassemblement local. L’association qui revendique 50 adhérents entretient des liens avec les nationaux de Cannabis sans frontières et du Collectif d’information et de recherche cannabique (CIRC).

>> Lire aussi : Chanvre et violettes, « un nom pour dédramatiser l’usage du cannabis »

«La France est l’un des derniers pays d’Europe où la répression est aussi sévère.»

Comme les autres militants en France, Chanvre et Violettes défend plusieurs revendications :

  • La réforme de la politique française en matière de cannabis et l’ouverture d’un débat public sur la loi du 31 décembre 1970;
  • Une régulation de la production, de la distribution et de la consommation de cannabis protégeant aussi bien le consommateur que l’ensemble de la société;
  • La dépénalisation de la consommation, de la possession et de l’autoproduction pour usage personnel;
  • La prescription de cannabis dans un cadre thérapeutique;
  • Une prévention pragmatique et ciblée en direction des mineurs et des usagers en difficulté;
  • Une information cohérente et objective sur les effets et les pratiques de consommation réduisant les risques;
  • La possibilité pour les usagers de se regrouper et d’organiser des filières courtes de production, de distribution, ainsi que l’usage social dans des lieux adéquats.

X, lors de la 3e Marche mondiale pour le cannabis à Toulouse - Photo Carré d'Info, Kevin Figuier

Frank Thomassin, lors de la 3e Marche mondiale pour le cannabis à Toulouse – Photo Carré d’Info, Kevin Figuier

Pour autant, Chanvre et Violettes se distingue des cannabis social club français qui ont récemment fait l’actualité. «Bien que je soutienne à titre personnel les social club, à Chanvre et Violettes, nous informons mais ne faisons pas la promotion du cannabis. Il faut savoir le consommer de manière adaptée. Mais on peut aussi y voir des vertus thérapeutiques : stimulation de l’appétit pour les malades, atténuation des effets secondaires de la chimiothérapie, traitement de anxiété ou de l’insomnie», détaille Frank Thomassin, l’un des trois administrateurs de l’association, militant depuis 1993 et informaticien à la ville avant de compléter : «d’autant que la France est l’un des derniers pays d’Europe où la répression est aussi sévère».

« Les gens n’arrêteront pas de consommer; au contraire certains consomment parce que c’est interdit. »

Couper les trafics

Un participant à la Marche mondiale pour le cannabis à Toulouse - Photo Carré d'Info, Kevin Figuier

Kenzi, participant à la Marche mondiale pour le cannabis à Toulouse – Photo Carré d’Info, Kevin Figuier

Pour Kenzi, 21 ans, une légalisation représenterait « un soulagement pour des milliers de consommateurs et des rentrées économiques pour des pays comme le Maroc. S’il était légal, il serait vendu dans des commerces légaux, serait taxé, ce qui rapporterait de l’argent à l’État. On a vu ce que cela donnait la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis. Une légalisation couperait tout trafic et toute violence. Les gens n’arrêteront pas de consommer; au contraire certains consomment parce que c’est interdit. Les pays qui ont libéré le cannabis n’affrontent pas automatiquement une recrudescence de consommateurs».

« Cela fait plusieurs années que je fume. (…). Cela ne m’empêche pas de travailler, d’avoir une vie de famille »

Un participant à la Marche mondiale pour le cannabis à Toulouse - Photo Carré d'Info, Kevin Figuier

Un participant à la Marche mondiale pour le cannabis à Toulouse – Photo Carré d’Info, Kevin Figuier

Parmi les manifestants, quelques uns allument un petit joint en public. « Cela fait plusieurs années que je fume. Pour autant, quand je n’ai pas d’argent je n’en prends pas. Cela ne m’empêche pas de travailler, d’avoir une vie de famille », explique l’un d’eux. Un autre justifie : « au-delà de l’aspect récréatif, la cannabis me permet de calmer des crises d’angoisse. Mais je ne consomme que mes propres plants. Je ne veux pas fumer de la résine dont je ne connais pas la provenance, où aller la chercher à l’arrache». Non loin, une maman et son fils observent la scène. Elle autorise son ado, maniaco-dépressif, à fumer.

Panneau d'information durant la 3e Marche mondiale pour le cannabis à Toulouse - Photo Carré d'Info, Kevin Figuier

Panneau d’information durant la 3e Marche mondiale pour le cannabis à Toulouse – Photo Carré d’Info, Kevin Figuier

Parmi les soutiens du mouvement, des membres du Parti pirate Midi-Pyrénées mais pas d’autres politiques tel le parti EE-LV prônant pourtant la légalisation. Le prochain rendez-vous des militants toulousains aura lieu dans un mois avec l’appel du 18 joints.

https://carredinfo.fr/marche-mondiale-du-cannabis-une-revolte-plutot-tranquille-a-toulouse-25836/

Reportage de FR3 Midi-Pyrénées diffusé le 4 mai au soir à l’antenne (lien vidéo) :

Toulouse : petite mobilisation pour la marche mondiale pour le cannabis

Une petite centaine de personnes s’est rassemblée ce samedi à Toulouse pour la marche mondiale pour le cannabis. Une mobilisation pour réclamer la dépénalisation du cannabis.

© Catherine André/France 3 Midi-Pyrénées
 

C’est devenu le grand rendez-vous des partisans d’une réforme législative sur les stupéfiants.La marche mondiale pour le cannabis a lieu chaque premier samedi du mois de mai depuis un peu plus de 10 ans. Dans plusieurs centaines de villes du monde, des personnes se rassemblent simultanément pour réclamer la dépénalisation du cannabis.
A Toulouse, le rassemblement était organisé par l’association Chanvre et violettes. Pour cette 3ème édition dans la ville rose, l’idée était surtout d’ouvrir le débat et d’informer sur le cannabis. Les militants veulent aborder notamment les questions de l’auto-production, des vertus thérapeutiques du cannabis et avant tout de la dépénalisation.
Autorisé par la Préfecture, le rassemblement avait réuni entre 150 et 300 personnes lors de sa précédente édition.

Le reportage de Catherine André et Marc Lasbarrères sur ce lien : https://midi-pyrenees.france3.fr/2013/05/04/toulouse-la-marche-mondiale-pour-le-cannabis-la-prairie-des-filtres-245737.html

Article de ToulouseInfos paru sur internet le 4 mai 2013 :

Ce samedi, c’est la 3ème marche toulousaine pour le cannabis

Le 4 mai 2013 à 14h, ça sera la 3ème édition de la MMC à Toulouse, la 12ème à Paris. L’occasion de manifester pour « la libération du cannabis » et pour des « alternatives à la prohibition ». Voici le message de l’association chanvre et violette qui appelle à manifester.

« La politique de prohibition du cannabis ne sert à rien. En France 1,7 milliards d’euros sont investis chaque année en pure perte. Ce sont des millions d’usagers qui subissent depuis quarante ans cette répression injuste et discriminatoire. Les changements récents décidés par les citoyens américains du Colorado et de l’état de Washington nous montrent le chemin et nous permettent de positiver en ces temps de répression.

La première marche mondiale pour le cannabis a été créée par Dany Beal aux USA en 1999 sous le nom de Million Marijuana March. Depuis, ce mouvement se déroule le premier samedi du mois de mai dans plus de 500 villes du monde entier dont une quinzaine de villes françaises (Paris, Toulouse, Lyon, Rennes, Lille, Tahiti, île de la réunion, la Martinique, etc…) Le 4 mai 2013, pour la troisième édition toulousaine, manifestons nombreux à la prairie des filtres pour « la libération du cannabis » et pour la fin de l’hypocrisie.

Ça sera également l’occasion particulière de montrer un soutien massif aux Cannabis Sociaux Clubs Français qui chamboulent le paysage de la prohibition ! »

https://www.toulouseinfos.fr/index.php/dossiers/breves/8276-ce-samedi-cest-la-3eme-marche-toulousaine-pour-le-cannabis.html

Article de 20 Minutes Toulouse paru dans l’édition papier du vendredi 3 mai 2013, par Julie Rimbert

Article 20minutes MMC2013

https://www.20minutes.fr/ledirect/1149243/fumeurs-sortent-bois

Article de La Dépêche du Midi publié le 3 mai et mis en ligne le 4 mai 2013, par J.-N. G.

La Marche mondiale pour le cannabis est relayée à Toulouse par l’association Chanvre et Violettes qui organise un rassemblement aujourd’hui, à 14 heures, à la prairie des Filtres. Autorisée par la préfecture, la manifestation, qui a réuni 150 à 300 personnes l’an dernier, a pour but de «poser le débat», explique Marine, une des responsables de l’association. Interview.

Pourquoi ce rassemblement ?

Dépénalisation, légalisation, autoproduction… C’est l’occasion de parler. En France, le simple usage est puni. Et cela fait 40 ans que la loi n’évolue pas. Nous voulons poser le débat au niveau politique.

Qu’est-ce qui vous distingue des Cannabis social clubs dans le collimateur de la justice ?

Nous les soutenons mais eux revendiquent de produire librement. Nous ne faisons pas la promotion du cannabis. Nous informons. Et nous plaidons d’abord pour un changement de la loi.

Que souhaitez-vous ?

Le droit d’utiliser le cannabis sous toutes ses formes, à commencer par l’usage thérapeutique. La dépénalisation de l’usage serait un grand pas.

Quel est votre principal argument ?

L’interdiction est une atteinte à la liberté individuelle. Pourquoi ne pas utiliser une plante qui existe depuis la nuit des temps ?

Le cannabis n’est-il pas nocif pour la santé ?

Je ne nie pas que pour celui qui fume beaucoup, il y a un problème. Mais je préfère parler du problème de la jeunesse. Nous sommes le pays d’Europe où les jeunes mineurs fument le plus. Peut-être pourrait-on faire autrement si la vente était contrôlée.

Quel discours tenez-vous à vos enfants ?

L’herbe n’a jamais été vraiment un tabou. Quand il faut en parler, j’en parle. Je ne cache pas la vérité. Mais je n’ai pas le souvenir d’avoir roulé un pétard devant mes enfants. Et je n’ai jamais rien chez moi.

Fument-ils ?

Mon fils de 18 ans peut-être en soirée. Mais il en est revenu. Maintenant, il est passé à autre chose. Mes enfants vont bien et mènent une vie normale.

Et vous ?

Pas énormément. Quand j’en ai envie.

Y a-t-il différents usages ?

J’ai des amis qui fument toute la journée, qui travaillent en même temps et qui vont bien. Personnellement, je dormirais tout le temps. Je crois que ça dépend de chacun.

https://www.ladepeche.fr/article/2013/05/04/1619241-la-marche-mondiale-pour-le-cannabis-a-toulouse.html

Le reportage de la Rédaction de France Bleu Toulouse du 3 mai 2013 à 7h30 en direct, par Jean-Marc Perez & Julien Laignez (lien sonore).

La marche mondiale en faveur de la dépénalisation du cannabis passe par Toulouse ce samedi. Dans une dizaine de ville du monde ses organisateurs vont demander la dépénalisation des drogues dites douces.Dans la ville rose le rassemblement est organisé par Marine Alluchon de l’association Chanvre et Violette. Elle répond à Julien Laignez (ecoutez l’interviou sur ce lien : https://www.francebleu.fr/infos/l-invite-de-france-bleu-toulouse-matin-marine-alluchon-533472)

 Article de Carré d’Info, publié le 13 avril 2013, par Alice Robinet

Chanvre et Violettes : « un nom pour dédramatiser l’usage du cannabis »

En juin 2012, une association nommée Chanvre et Violettes a été créée à Toulouse. Elle ne fait pas partie du mouvement des cannabis social clubs qui prônent l’auto-production, mais vise l’information autour du cannabis. Kenzi, 22 ans, étudiant en cinéma, fait partie de l’association. Entretien.

Quels sont les objectifs de votre association ?

Notre objectif, c’est de pallier l’absence d’information et de prévention autour du cannabis. Depuis la loi de prohibition de 1970, il n’y a pas d’information, on ne peut se baser sur aucune donnée concernant la qualité des produits ou les modes de consommation.

Sur la prévention, le but c’est de réduire les risques liés à une mauvaise consommation, excessive ou à une mauvaise période de la vie.

Par exemple, nous incitons les consommateurs à utiliser des vaporisateurs. Ils permettent de chauffer le produit à la bonne température pour libérer les molécules de tétrahydrocannabinol ( THC), autour de 180°c. Parce que les cigarettes chauffent à 600°C, ce qui élimine 60 % du THC, et puis il y a le goudron et les produits nocifs des cigarettes.

Tous les membres de l’association sont-ils consommateurs ? Producteurs ?

Non, cinq de nos cinquante adhérents ne consomment pas. Ce sont des parents, conjoints de consommateurs qui sont là par solidarité. Ou d’anciens consommateurs qui ont arrêté.

Personnellement, je ne suis pas producteur, mais certains membres de l’association le sont probablement.

Concrètement, comment agissez-vous ?

Tout d’abord, notre association relaie la Gazette du Chanvre à Toulouse, on la distribue. On organise aussi des événements mondiaux ou nationaux liés au cannabis à Toulouse, comme l’appel du 18 joints, ou la marche du chanvre. Mais ça reste restreint en France, les consommateurs ne manifestent pas, de peur de se faire arrêter. La marche du chanvre est un événement mondial, et en Amérique du Sud c’est l’occasion d’organiser de gros débats. En France, c’est une question taboue, le débat n’est pas possible, il est mort-né !

Auparavant, nous tenions un stand sur le marché Saint-Aubin à Toulouse le dimanche, ce que nous allons remettre en place bientôt.

Qu’attendez vous politiquement ? La légalisation, la dépénalisation ?

Au sein de l’association, on défend surtout l’idée qu’il faut changer la législation. On ne demande ni la légalisation ni la dépénalisation, nous ne sommes pas assez nombreux pour demander vraiment quelque chose.

Il y a un problème de cohésion sociale, car un dixième de la population consomme du cannabis. Tous ces gens sont potentiellement des hors-la-loi. Depuis le changement de majorité, Cécile Dufflot et Vincent Peillon ont un peu essayé d’ouvrir les débats, mais ça n’a pas fonctionné.

Nous n’attendons pas grand-chose du gouvernement, qui a fait un virage à droite, très tôt après son élection. En revanche, les parlementaires commencent à s’emparer du sujet.

Depuis quelque temps, un mouvement est né, les cannabis social clubs, des associations qui prônent l’auto-production. Qu’en pensez-vous ?

Nous soutenons le CSF [Cannabis social club français NDLR] et le mouvement, mais l’association Chanvre et Violettes n’en fait pas partie. Leur logique, c’est d’informer sur des produits plus sains, au lieu de fumer du shit pourri coupé à la paraffine, ils font concrètement avancer le débat.

Personnellement, je suis également membre du bureau du cannabis social club français, dont la dissolution a été demandée par le parquet.

Défendez-vous un usage du cannabis à titre thérapeutique ?

Pour moi, il n’y a pas vraiment de distinction entre usage thérapeutique et récréatif, cela n’a pas de sens. Au sein du cannabis social club, il y a un médecin qui explique que le cannabis, c’est de l’auto-thérapie. La plupart des consommateurs qui utilisent le cannabis pour soulager leurs douleurs avaient déjà fumé avant à titre récréatif.

Au départ, l’association Chanvre et Violettes est issue d’un collectif lié au Cannabis sans frontières et Collectif d’information et de recherche cannabique. Les premières personnes à se rassembler en Midi-Pyrénées autour de cette question étaient des malades du SIDA. Aujourd’hui, une partie des adhérents de l’association souffre de maladies comme des scléroses en plaque ou des glaucomes.

Vous dîtes que le cannabis est tabou, comment êtes-vous perçus par les pouvoirs publics et la population ?

Lorsqu’on tenait un stand au marché, il nous arrivait de parler à des personnes âgées, pour lesquelles le chanvre ce n’était pas une drogue, mais le cannabis oui ! Avec le nom de l’association, nous essayons de dédramatiser les choses : le chanvre et la violette sont deux fleurs, tout ce qu’il y a de plus normal ! Il arrive que des personnes nous accusent de faire l’apologie du cannabis, mais c’est très rare. Une fois, il y a même des policiers qui sont venus nous voir pour nous dire qu’ils étaient plutôt d’accord avec notre démarche.

Avec la préfecture, ça se passe très bien aussi. On fait très attention à ne pas brusquer les gens, nous sommes déjà assez mal perçus dans la société pour ne pas aggraver notre cas !

Sur les marchés, des gens ont-ils essayé de vous acheter du cannabis ?

Cela arrive, mais nous leur répondons plutôt d’adhérer à l’association, peut-être que dans quelque temps, grâce à ce mouvement, ils pourront aller acheter leur cannabis dans les pharmacies !

Personnellement, consommez-vous du cannabis tous les jours ? Est-ce à usage thérapeutique ?

Oui, je fume tous les jours, du moins quand j’ai suffisamment d’argent pour cela. D’ailleurs quand je dois arrêter, je constate la faible dépendance qu’entraîne sur moi le cannabis. J’ai commencé à consommer il y a 5 ans, seulement pendant les soirées.

Ensuite, j’ai pris des antidépresseurs, et j’ai voulu me sevrer, alors ma consommation de cannabis est devenue plus régulière. Aujourd’hui, pour moi, c’est un double usage thérapeutique et récréatif à la fois : comme antidépresseur, mais aussi pour rire, pour m’éclater.

https://carredinfo.fr/chanvre-et-violettes-le-cannabis-reste-une-question-taboue-en-france-24762/

2012 :

Reportage pour France Info diffusé le 28 octobre 2012, par Frédéric Bourgade :

Le débat sur le cannabis est depuis plusieurs semaines sur la place publique. Plusieurs élus – verts ou socialistes – ont relancé l’idée de dépénaliser l’usage du cannabis. A Toulouse, où se déroule le congrès du PS, des militants anti-prohibition ont pris les élus au mot. Ce matin, sur le marché St Aubin, ils ont ouvertement mis le cannabis sur la place publique. Explication avec ce reportage de Frederic Bourgade.

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Article paru sur le site Cannabis.info le 6 septembre 2012 :

Issue d’un collectif de deux associations, le CIRC (Collectif d’Information et de Recherche Cannabique) et Cannabis Sans Frontière, et proche d’autres organismes que nous verrons plus bas, elle combat pour l’abrogation de la loi de 1970 interdisant l’ usage des drogues qui, depuis le temps, n’a pas réellement fait ses preuves. Fortement décidée à avancer, Chanvre et Violettes ainsi que tous les autres compañeros, ont réussi à dégoter un stand à la prochaine ExpoGrow qui se fera à Irun le 14, 15 et 16 Septembre 2012, où l’on pourra retrouver :

– Le stand anti prohibitionniste constitué du CIRC, de Cannabis Sans Frontières, de Chanvre & Violettes et ASUD (Auto-Support des Usagers de Drogues)

– Et une partie constituée de «Principes Actifs » (Regroupement d’utilisateurs thérapeutiques), et de membres du Club Social Cannabique Français, qui prendront part au forum.

Ainsi, vous pourrez pendant trois jours vous informer sur tout ce qui se fait dans le domaine de la collaboration, de la recherche, de l’auto-production associative et des organismes sur le cannabis…. mais pour la France cette fois-ci !

https://www.cannabis.info/FR/news/8000-club-social-du-cannabis-v-20

Article de RBH23 – la Gazette du Chanvre, publié dans l’édition papier de juillet 2012 :

 

Le reportage de Friture Magazine, par Thomas Belet, publié le 10 juillet 2012 :

Joindre légalement plaisir et thérapie ?

Après une baisse conséquente enregistrée chez les adolescents français en 2007, l’étude menée l’an dernier par l’Espad (European School Survey on Alcohol and Other Drugs) révèle que les 15-16 ans sont désormais les plus gros fumeurs de cannabis en Europe. Et malgré l’interdiction de consommer en France, ils seraient environ 4 millions à pratiquer la fumette, dont 1,2 régulièrement, et 550 000 quotidiennement.

Chaque 18 juin depuis 1976 (année de parution d’un manifeste dans le journal Libération), des groupes de fumeurs se réunissent un peu partout en France pour fêter « L’appel du 18 joint » et demander la légalisation du cannabis.

« Le débat revient sur la table avec l’arrivée d’un gouvernement socialiste et certaines voix qui s’élèvent en faveur de la légalisation mais nous restons vigilants pour voir ce qui suivra dans les faits. Le ministre de l’intérieur s’est pour l’instant positionné contre la légalisation ». Président de la récente association toulousaine « Chanvres et Violettes », Franck Thomassin est un consommateur de cannabis assumé et militant. C’est sous sa houlette et celle de quatre autres amis fumeurs, que « L’appel du 18 joint » a refait son apparition dans la Ville rose depuis l’an dernier. Ils étaient une cinquantaine à avoir répondu à la dernière édition, le 18 juin 2012. Utilisant la date de l’appel du général de Gaulle à rejoindre la résistance, le collectif de fumeurs appelle lui à résister à l’interdiction du cannabis.

La création du mouvement remonte au 18 juin 1976, à la suite d’un manifeste publié dans le journal Libération qui dénonçait alors l’hypocrisie du gouvernement sur la question de la fumette : « Cigarettes, pastis, aspirine, café, gros rouge, calmants font partie de notre vie quotidienne. En revanche, un simple joint de cannabis (sous ses différentes formes : marijuana, haschich, kif, huile) peut vous conduire en prison ou chez un psychiatre ». Le texte allait même plus loin en demandant « la dépénalisation totale du cannabis, de son usage, sa possession, sa culture (autoproduction) ou son introduction sur le territoire français en quantité de consommation courante ». Des personnalités civiles et politiques avaient alors signé l’appel parmi lesquels Bernard Kouchner, Maxime Le Forestier ou Isabelle Huppert. Trente ans plus tard, la question est toujours la même.

L’usage thérapeutique comme principal argument

« Nous ne voulons pas pousser à la consommation mais éviter la stigmatisation qui ne fait qu’aggraver le problème. C’est en informant de manière honnête et réaliste que nous pourrons réellement réduire les risques et non pas en diabolisant. La diabolisation incite à braver l’interdit plutôt qu’à interroger sur l’utilisation », remarque Franck Thomassin. Parmi les personnes réunies sur les hauteurs de Toulouse, plusieurs types de consommateurs se sont déplacés. Des fumeurs quotidiens y côtoient des usagers occasionnels. Certains prônent la notion de plaisir, d’autres arguent des vertus thérapeutiques du cannabis. Agée de 40 ans, Corinne fume par « nécessité avant tout ». Atteinte de la maladie de Crohn et d’hypertension, elle a également été touchée par un infarctus l’an dernier. « Je dois presque prendre une dizaine de médicaments par jour pour des résultats qui ne sont pas toujours probants. C’est mon médecin en personne qui m’a suggéré que d’autres moyens existaient mais qu’ils n’étaient pas légaux en France. Le cannabis permet de baisser ma tension et de réduire ma nervosité. En sachant qu’il s’agit de troubles accentués par le stress, la plante a des vertus thérapeutiques indéniables. Elle évite notamment que je me surmédicalise », témoigne-t-elle. Corinne regrette pourtant de ne pas pouvoir planter chez elle, par crainte de la répression et du voisinage : « Je fume très rarement car je n’ai pas les moyens et je ne veux pas non plus être défoncée tout le temps, j’ai un travail. Je voudrais simplement qu’on légalise pour éviter d’alimenter le marché noir et criminaliser l’usage quel qu’il soit ».

C’est avant tout sur l’usage thérapeutique que les diverses associations en faveur de la légalisation axent leur action, et essayent de percer une brèche dans le système juridique français. Si l’on en croit le président de « Chanvre et Violettes », le cannabis représenterait 3% des recettes de la municipalité de Portland, ville située dans l’Etat d’Oregon aux Etats-Unis, où l’usage du cannabis thérapeutique a été légalisé. Un argument financier qui est aussi mis en avant par les militants pro-légalisation. Tous réclament le droit de pouvoir cultiver et consommer sa propre récolte mais aussi de démocratiser l’usage thérapeutique du chanvre indien, autre appellation du cannabis, pour lutter contre le marché parallèle et la délinquance liée au trafic. Quant à la question de l’addiction, certains reconnaissent « être accro comme on est accro au chocolat », mais rares sont ceux qui s’estiment dépendants. « Je fume environ cinq joints par jour mais je peux m’arrêter de fumer pendant une semaine sans problème. Je suis de nature stressée, le cannabis m’apaise tout en procurant du plaisir », affirme Louis, étudiant à Sciences-Po Toulouse et membre du bureau collégial de « Chanvre et Violettes ». Il n’en demeure pas moins conscient de certains risques : « J’ai un ami qui a arrêté de fumer après avoir fait des crises de paranoïa. C’est l’un des effets secondaires du cannabis sur certaines personnes, mais tout dépend de la personnalité de chacun ». Pour lui, comme pour les autres, une seule solution est envisageable : légaliser tout en informant sur les véritables risques liés la consommation. « Le tabac est légal et beaucoup plus addictif, pourquoi le cannabis ne serait-il pas légalisé ? ». Deux poids, deux mesures ou deux drogues qui nécessitent des mesures ?

https://www.frituremag.info/Actualites/Joindre-legalement-plaisir-et.html

 

L’article de la Dépêche du Midi publié dans l’édition papier du mardi 19 juin 2012 :

Ils rallient l’appel du 18 joint – La ville en parle

« Si la prohibition est un problème, le Cannabis social club est la solution ». Suivant ce slogan, une soixantaine de personnes se sont rassemblées hier au parc de la Colonne de Toulouse pour militer en faveur de la légalisation du cannabis. Ils répondaient à l’appel du 18 juin 1976, lancé par un Toulousain et repris depuis dans plusieurs villes de France. À Toulouse, le mouvement s’était mis en sommeil avant qu’un groupe de fumeurs ne décide de le remettre au goût du jour l’an dernier. Depuis, la structuration de la dizaine de membres actifs, dont les cinq fondateurs, a évolué. Ils ont notamment créé l’association « Chanvre et Violettes » pour permettre d’entreprendre des actions, comme celle d’hier qui était légale et déclarée en préfecture. « Nous militons avant tout pour la légalisation du cannabis thérapeutique, sans pour autant exclure le cannabis récréatif. Dans une ville comme Portland où le cannabis est légalisé, il représente 3 % des revenus de la ville », assure Franck Thomassin, porte-parole de l’association. Dans les mois à venir, la récente association compte rejoindre le mouvement des « Cannabis social club », qui réclame le droit de cultiver et fumer librement le cannabis, tout en ayant conscience des risques juridiques encourus, « quitte à devoir aller devant une cour d’assises ». Leur consommation est différente, certains fument pour le plaisir, d’autres l’utilisent à but thérapeutique. Si peu s’estiment « dépendants », tous veulent « informer réellement sur les risques, plutôt que de diaboliser. Sans compter que plusieurs pays ont déjà franchi le pas ».

https://www.ladepeche.fr/article/2012/06/19/1381204-ils-rallient-l-appel-du-18-joint.html

L’article de Lisa Soulignac pour Toulousenews paru sur internet le 19 juin 2012 :

Encore aujourd’hui fumer un simple joint de cannabis peut conduire en prison. Une injustice qu’a dénoncé hier l’association Chanvre et Violette pour qui la légalisation de cette drogue est nécessaire pour lutter contrer les abus.

« Nous voulons moins d’abus et moins de répression, c’est le but de ce rassemblement » déclare Franck Thomassin, un des cinq administrateurs de l’association Chanvre et Violette. « Nous souhaitons vraiment que le cas du cannabis soit pris au sérieux par le nouveau gouvernement. Il y aujourd’hui un gros problème de crédibilité dans les campagnes de prévention pour le cannabis, il faut essayer d’arrêter cette diabolisation ». Le nouveau gouvernement ne donne pas trop d’espoir pour la suite avoue Franck, « il y a encore des éléphants au PS qui sont contre cette légalisation. Par exemple Manuel Valls et Ségolène Royale ». L’association reste donc sur ces positions, elle ne soutient aucun parti même si les valeurs écologistes se rapprochent le plus des siennes.

Une visée thérapeutique

Olivier Asteggiano est connu des services de police à cause de sa consommation régulière et de sa production personnelle de cannabis. Il en prend depuis quelques années afin de guérir d’une sclérose. « J’en prends 5 à 10 fois par jour selon la douleur, j’ai une autorisation du médecin pour en prendre ». Il y a quelques temps la police a réquisitionné pas moins de 2000€ de matériel chez lui et toutes ces pousses, soit 40 pieds de cannabis. Quand on lui demande pourquoi il ne préfère pas un traitement à base de morphine il est catégorique, « j’ai toujours refusé de prendre de la morphine, certains de mes amis en prennent car ils sont eux aussi malades et ce sont de vrai légumes. Moi, ma maladie n’a pas évoluée depuis 10 ans et je suis certain que c’est grâce au cannabis ».

https://www.toulouseinfos.fr/index.php/actualites/societe/5313-cannabis-l-jen-prends-5-a-10-fois-par-jour-jai-une-autorisation-du-medecin-pour-en-prendre-r.html

2011

Article de La Dépêche du Midi du 07 mai 2011, qui étrangement ne parle pas du cortège toulousain :

Manifestation pour la dépénalisation du cannabis

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi, à Paris notamment, pour réclamer la dépénalisation de la consommation de cannabis, la régulation de sa production et sa prescription dans un cadre thérapeutique. Les manifestants étaient 1.500 dans la capitale selon les organisateurs, 250 selon la police. Environ 60 personnes ont défilé dans le centre de Lyon en scandant « cannabis légal », une vingtaine ont été signalées à Cognac (Charente), une dizaine à Marseille… Aux cris de « je ne me drogue pas, je me soigne » ou « on veut du bédo bio », le cortège parisien, d’où s’échappaient des effluves de chanvre, a marché sans incident de Bastille jusqu’à la place de la rotonde de Stalingrad (XIXe). « A un an des élections présidentielles, on veut faire émerger le thème de la dépénalisation dans la campagne politique », a dit à l’AFP Farid Ghehioueche, de l’association Cannabis sans frontières. « Il y a 4 millions de consommateurs réguliers de cannabis en France, 12 millions de consommateurs occasionnels. Il n’y a pas ou très peu de gens qui meurent du cannabis, en revanche, il y a des morts liés au trafic illicite », a souligné pour sa part André Gattolin, délégué national d’Europe Ecologie Les Verts, présent dans le cortège. « Je suis persuadé que la dépénalisation, accompagnée d’une production de cannabis contrôlée, permettrait de faire baisser cette violence », a-t-il poursuivi, relayant les propos récents de Stéphane Gatignon, maire EELV de Sevran (Seine-Saint-Denis), ville gangrenée par le trafic de cette drogue. Les participants à cette « marche mondiale du cannabis » ont répondu à l’appel d’une quinzaine d’associations et de groupes politiques, dont Act Up, AIDES, le CIRC (Collectif d’information et de recherche cannabique), Cannabis sans frontières, les Jeunes écologistes, EELV, le Mouvement des jeunes socialistes ou la Ligue des droits de l’homme. Pourr sa part, l’ancien ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant (PS) a plaidé samedi pour la fin de la prohibition du cannabis, devenu « une drogue de masse » en France, et dont il vaudrait mieux selon lui organiser la production et la consommation de manière « contrôlée ». Interrogé par RTL sur le fait de savoir s’il était « pour un marché du cannabis contrôlé », le député-maire du XVIIIe arrondissement de Paris a répondu: « Oui (…) Il y a une consommation, c’est un fait, je regrette cela », mais « les sociétés ont toujours été consommatrices de drogue ». Mettant en avant les dangers du cannabis et du THC « la molécule qui pose problème » (le principe actif de la drogue, ndlr), il a enchaîné : « Je pense que si on achetait le cannabis qui serait produit, contrôlé sous l’égide de je ne sais quel office », en limitant son taux de THC, pourrait alors être organisée une véritable prévention. « Je pense qu’il vaudrait mieux une consommation contrôlée, avec toutes les campagnes d’information, de prévention contre la consommation, pour avertir la personne qui se livre à cette consommation qu’il y a un risque, comme on le fait pour le tabac, l’alcool », a ajouté l’élu parisien, spécialiste des questions de toxicomanies au sein du groupe PS à l’Assemblée. « Je veux que vous compreniez bien que l’élu et le père que je suis est contre la consommation des drogues, sauf que la prohibition n’entraîne pas la non consommation, au contraire, voilà pourquoi je pense qu’il serait utile d’avoir un débat », a encore indiqué M. Vaillant.